VILLAGE CULTUREL

VILLAGE CULTUREL

C’est la Mahala du festival, le quartier gitan, lieu de rencontres et d’échanges autour des cultures tziganes et balkaniques. Vous y trouverez des expositions, associations, artisans, écrivains, stands culturels…



ATELIER D’INITIATION
A LA LANGUE RROMANI

par la traduction de chansons rroms

Ko romane gilia ici but suze lafija… Ako manglan te shune !

(Les chansons roms contiennent beaucoup de belle paroles… si on veut les écouter)

En partant de quelques chansons choisies dans le répertoire rom des Balkans venez vous initier à la langue romani avec Yasha (alias Audrey Sacipovic). Professeure en danse orientale et rom (association Romano oro) elle côtoie depuis 20 ans la diaspora Rom et a appris en immersion la langue Romani telle qu’elle est parlée en Macédoine et Serbie. Au rendez vous de nombreuses anecdotes et quelques éclairages culturels. Cet atelier se veut décontracté et interactif : vous pourrez apprendre quelques phrases, poser vos questions et pourquoi pas esquisser quelques pas de danse.

Samedi 25 avril 16h00-17h30
à l’espace détente
(derrière le chapiteau culturel)
Suivi d’une démonstration de danses rroms



« ROMNIA », EXPOSITION PHOTOGRAPHIQUE

Images de femmes roms, sinti, gitanes et yéniches

par Eric Roset

« Elles  vivent en divers pays d’Europe, rurales ou urbaines, caravanières ou sédentaires mais jamais elles ne sont figées sur papier glacé pour la postérité des stéréotypes qui ont tant fait  dans la construction d’une Gitane imaginaire: Non; les femmes   observées par Eric Roset n’ont pas à rougir de leur place dans l’Europe d’aujourd’hui, car elles agissent comme toutes les femmes d’ Europe: elles s’assoient entre elles pour parler, entre femmes: deux amies ici, trois commères là-bas, quatre ouvrières romnia ailleurs: des enfants se maquillent, d’autres posent avec la moue boudeuse, voire contrariées carrément. Elles travaillent. Ici les vendanges, là la cueillette, plus loin la cuisine dans des conditions précaires, la marmite en plein air: Les femmes tsiganes photographiées par Eric Roset, ont fui tous les stéréotypes pour camper indubitablement dans le monde actuel, en blue-jeans et Adidas, à moto, en Tongue made in China rose fluo, comme tous les gens de la planète aujourd’hui qui partagent leur niveau économiquement faible.

On peut rendre grâce à Eric Roset de s’être écarté de la voie esthète de nos jours rebattue, pour nous conduire vers une autre réalité des femmes tsiganes, celle qui rejoint l’ordinaire de tout-un-chacun. En cela il est précurseur, et loin devant les usages photographiques généraux du monde tsigane. »  Claire Auzias 



EXPOSITION SILIVAS

Silivaş est un petit village situé dans la campagne de Transylvanie. C’est un village « comme un autre » de Roumanie. La partie rom, très pauvre, est séparée de celle des Roumains. Accéder à l’école y est plus qu’ardu. De fait, la majorité ne sait ni lire ni écrire. Le cimetière ne se partage pas. Les Roumains sont enterrés sur le terrain de l’Eglise, les Roms sur un terrain de remblais. La discrimination sociale se poursuit jusqu’après la mort. Eric Roset a réalisé 4 séjours à Silivaş entre 2011 et 2015. Ses photographies nous engagent dans le quotidien de ce village. Bien sûr, on ne comprend pas l’entier de ce qui est en train de se dérouler. On partage ce quotidien le temps d’un instantané. La pauvreté matérielle frappe comme un contraste avec l’expressivité des visages et une intensité de vivre qui ressemble à une joie d’être au monde.

Deuil d’un enfant, réception d’un document administratif – amendes pour mendicité venant de Genève-, lessive dans des bidons, martelage d’un fer à cheval, allaitement, plaisir d’une cigarette. Ce sont des actes simples, bruts, qui font éclater l’extrême précarité des conditions de vie. Les maisons sont rudimentaires et brinquebalantes. Les vêtements sont sales. Si la plupart des familles de Silivaş partent tenter leur chance dans des villes européennes, et notamment à Genève, ce n’est pas par appât du gain, par amour inné du nomadisme ou parce que l’herbe y serait plus verte, mais bien poussés par une pauvreté crasse. Parce que les murs en torchis ne tiennent plus debout. Silivaş, au milieu de la plaine déserte, n’est pas un paradis perdu et romantique, mais un village sans eau courante ni canalisations où l’inégalité économique et les risques sanitaires sont majeurs. Partir de cet endroit est une nécessité vitale.

Le travail d’Eric Roset nous invite sans un bruit à Silivaş, village européen. Les maisons y sont ouvertes. Elles n’ont pas toutes de portes  

Sylvain Thévoz, membre de l’association Mesemrom



EXPOSITION « RROMNIS LUMIÈRES »

Ces Rromanichelles impliquées dans la création littéraire et l’éducation

Exposition réalisée par Marcel Courthiade, docteur en linguistique, titulaire de la chaire de langue et civilisation rromani à l’Institut National des Langues et Civilisations Orientales (INALCO) à Paris.