Du 26 au 28 avril 2024

PROGRAMMATION 2024

(Espagne)

La fanfare féminine la plus célèbre de Barcelone vient se livrer au théâtre de verdure de Seissan ! Avec une tournée remarquée en 2023 avec leur album exutoire « Catarsis », les musiciennes de Balkan Paradise Orchestra débarquent avec le répertoire de « Nèctar ». Le nouvel opus qui sortira le 22 février, sera donc la toute nouvelle création du puissant brass band pour ouvrir la soirée du 27 avril. Né en 2015, le groupe constitué d’instruments à vent et de percussions s’est fait en moins d’une décennie une place de choix dans le cœur du public. Et pour cause, à chaque représentation, cet ensemble s’efforce de partager au plus près sa musique avec l’auditoire des salles qui le reçoit. Cette culture de la joie communicative est due à l’origine même de « BPO », comme le groupe se surnomme lui-même. Mais la formation à l’origine conçue comme une fanfare de rue balkanique aux influences du monde entier, a désormais fait le choix d’un autre type d’énergie avec un travail particulièrement poussé et subtil sur le jeu de scène et les arrangements. Sans perdre le coffre des 10 instruments présents sur la scène !

 

(Serbie)

Bête de scène célèbre pour ses sets incandescents dans les festivals du monde entier, Shazalakazoo, monstre à deux têtes du Balkan Beats, originaire de Belgrade (Serbie) et formé de Milan Durić (Ewi, platines, voix) et Uros Petković (violon, platines) écume les festivals électros du monde entier dès la fin des années 1990. Depuis leur dernier passage remarqué en 2017, le duo de DJ’s est devenu un quatuor : il a été rejoint par le trompettiste Milos Nikolić à la trompette et la chanteuse Aimilia Varanaki. C’est cette version augmentée qui se présentera aux festivaliers de Welcome in Tziganie. Propulseur de musique festive populaire des Balkans, et en particulier de turbofolk, le groupe, qui puise aussi ses inspirations dans diverses musiques du monde, s’est créé au fil des années un univers aux multiples facettes. Autant imprégné de cumbia que de styles musicaux du pourtour méditeranéen, ce live band de Shazalakazoo est le projet le plus acoustique que le groupe n’a jamais produit : mais pas de panique, il n’en est pas pour autant dénué de sa légendaire énergie. Au contraire.

(Turquie)

Istanbul se dresse depuis des siècles comme le carrefour entre l’Orient et l’Occident. Taksim Trio incarne cette fusion dans sa démarche musicale en intégrant au répertoire traditionnel turc des éléments du classique et du jazz. Désormais formation centrale dans le paysage musical de la capitale du Bosphore, le groupe redéfinit la splendeur et la richesse de l’histoire musicale de leur ville. La clarinette ondoyante de Husnu Senlendirici semble danser avec le saz d’Ismail Tuncbilek et le kanun d’Aytac Dogan dans une grande spontanéité. Une marque de fabrique, un son bien reconnaissable qui a donné lieu à trois opus et surtout beaucoup d’heures passés sur les planches. Depuis leur premier album en 2007, ces virtuoses, pétris de culture gitane, embrassent des perspectives qui transcendent les rivages du Bosphore. Tous formés dans la tradition, ils ont aussi fait leur classes aux Etats-unis, frottant leur savoir-faire au groove et au swing new-yorkais. En bref, Taskim Trio possède une maestria incontestable des mélodies orientales séculaires mêlée à une maîtrise rafraîchissante des codes de la musique vivante contemporaine.

 

(Macédoine)

C’est un roi qui avait fait de la scène son royaume auquel le théâtre de verdure rend hommage. Ferus Mustafov, alias King Ferus, avait honoré par deux fois Welcome In Tziganie de sa présence et l’équipe du festival était allé lui rendre visite à plusieurs reprises à son fief de Stip dans le nord de la Macédoine. Ce saxophoniste légendaire de la musique rom, star en Yougoslavie dès le milieu des années 1980 en écumant les plateaux de télévision, les fêtes et les mariages de tout le pays s’est éteint le 22 mai de l’an passé, suivi de son fils, quelques temps plus tard qui devait présider cet hommage. Garant de la mémoire familiale, c’est son petit-fils, Fercho Mustafov, saxophoniste comme son grand-père et son père qui rendra hommage au King. 

Entouré de musiciens roms de la jeune génération, le talentueux instrumentiste s’efforcera de rendre la révérence la plus vibrante possible à ses aïeux. Cette équipe hors pairs réunie pour l’occasion fera briller l’étoile de ce grand monsieur des musiques traditionnelles des Balkans !

(Serbie)

Il est l’héritier d’une grande lignée de musiciens roms serbes. Né à Vladičin Han dans le sud du pays, il doit son éducation musicale à son père et son grand-père, Zoran Ristić et Žik Ristić, batteurs de brass band respectés dans tout le pays. Mais Bojan casse la tradition familiale lorsqu’à l’âge de 7 ans il abandonne les baguettes pour les pistons avec la bénédiction du pater. Et quelle magnifique décision pour les amateurs de fanfares balkaniques. 7 ans plus tard, en 1999, il fait ses débuts professionnels lors du pré-concours du festival de Guča à « Vlasinsko Leto » de Surdulica. 

Depuis, l’ascension de Bojan Ristič n’a pas cessé et le Bojan Ristič Brass Band est désormais considéré comme l’une des fanfares les plus importantes de Serbie, sa réputation dépassant largement les frontières du pays. En 2008 et 2016, le brass band avait été élu meilleur orchestre du festival de fanfare de Guča. Dernière consécration en date ? L’instrumentiste a été honoré en 2023 du titre de la trompette d’or au même festival lui octroyant le titre de maestro, grade suprême pour un trompettiste qui suite à cette décoration ne peut plus concourir. C’est donc avec une aura de grand maître que nous l’accueillerons cette année à Seissan !

(Autriche)

Catalyseur d’énergies tziganes et balkaniques de tout poil, Ulf Lindemann aka Dunkelbunt naît à Hambourg en 1979. Loin du grand port de la mer du Nord, dans l’élégance de Vienne, le jeune Allemand se forme comme musicien en étudiant le piano au conservatoire. 

Mais la capitale autrichienne sait aussi être cosmopolite et underground. Le jeune homme devient producteur et passe autant de temps derrière les platines que derrière les claviers. Chineur de sons de tous les Balkans, féru de klezmer, il a produit depuis le début des années 2000 une vingtaine d’albums. Son nom de scène ? Un jeu de mots dans sa langue d’origine pour traduire la mixité de ses influences et de son état d’esprit que l’on pourrait traduire par : sombrement coloré. C’est avec un set exubérant, fruit de ses dernières recherches et résolument tourné vers les Orients que le DJ montera le 27 avril sur les planches : « Balkan to Bollywood vinyl session ».

(Macédoine du Nord)

Le Kočani Orkestar joue depuis son premier album « l’Orient est Rouge » en 1997 de la musique… de Koçani, une petite ville nichée dans les montagnes du nord de la Macédoine à 100 kilomètres à l’est de Skopje à proximité de la frontière Bulgare. De sa terre d’origine dans les entrailles des Balkans, le brass band a su porter au monde le meilleur de sa tradition musicale tsigane : des rythmes de cuivres puissants, en mesure composées, qui accompagnent les moments importants de la vie : baptêmes, mariages, enterrements. Koçani orkestar, formation majeure de son genre, est l’incarnation de la fanfare balkanique dite « orientale », en référence à son origine, venue de la tradition militaire de cuivre turque apportée par l’occupation Ottomane de la région au XIXème siècle.

Repris par des artistes de musique électronique et contemporaine comme Balkan Beat Box ou Animal Collective, la musique de Koçani Orkestar a aussi fait une apparition remarquée dans l’hilarante docu-fiction de Sacha Cohen, Borat. Mais par delà le folklore, Koçani Orkestar représente aussi une génération de musiciens de fanfare désireux d’explorer de nouveaux horizons. Avec l’intégration de membres plus jeunes à partir de 2008 et son album « The Ravished Bride », son répertoire ne cesse d’évoluer. Toujours sur la base explosive de 9 instruments à vents, un tapan et un accordéon.

(Gréce)

Quoi de mieux à faire à Thessalonique en 2011 au sortir de la crise de la dette grecque que de mettre des kilts, des Dock Martins et de se lancer dans le punk ?

Le sextet hellénique se trouve dans la lumière deux ans à peine après sa création pour représenter la Grèce à l’Eurovision en 2013 aux côtés du chanteur de rebetiko Agathonas Iakovidis avec son titre « Alcohol is free ». Avec le concours, la carrière nationale et européenne du groupe est lancée. Un album, « Keep up the Rhythm » sort dans la foulée avec ce mélange de punk-rock, ska agrémenté des sons du bouzouki qui fera la marque de fabrique de Koza Mostra jusqu’à aujourd’hui.

Véritables amoureux de la scène, le groupe n’a sorti en treize ans que 2 albums, préférant le contact du public au calme des studios qu’il fréquente néanmoins régulièrement entre deux tournées pour l’enregistrement de singles. Cette spontanéité et cette énergie sur scène permettront d’enflammer le théâtre de verdure à base de titres déjà connus et de nouveaux sur le point de sortir (« Elvis », single qui voit le jour en décembre 2023 et sera suivi d’un album au printemps 2024) que le public de Welcome in Tziganie sera l’un des premiers à écouter !

(Serbie)

Unza Unza ! Voilà un groupe rock de légende en constante mutation ! Né dans le Sarajevo des années 1980 sous le nom de Zabranjeno Pušenje (interdiction de fumer, en bosniaque), la formation est séparée en deux par la guerre une décennie plus tard. Sous l’impulsion d’Emir Kusturica, la branche serbe s’internationalise. Pendant près de trente ans, Emir Kusturica & The No Smoking Orchestra fait office de figure de proue des musiques actuelles balkaniques avec un succès largement dû à la diffusion de certains films du multi-instrumentiste-réalisateur comme Chat noir Chat blanc.

Mêlant rythmes sud-américains, fanfares gitanes et sons traditionnels des balkans sur sa base rock contestataire, The No Smoking Orchestra monte sur les scènes et les tapis rouges du monde entier, son adn restant intimement lié à la personnalité de son leader. Mais il fallait que celui-ci retourne à ses premières amours et dans un souci de se consacrer entièrement au septième art passe la main. Ce sont ses compagnons de voyages, augmentés du chanteur Alexandar Bijovic, qui poursuivent l’aventure sous leur nouveau nom, référence à un album de 2001 de The No Smoking Orchestra : Unza Unza Time.

(Inde)

Le Bollywood Masala Orchestra vous invite à une expédition culturelle complète du Rajasthan à Mumbai. Bienvenue dans la complexité et la beauté de l’Inde et de ses cultures ! Le spectacle, « Spirit of India », réunit 16 artistes sur scène dans une célébration de la musique et de la danse indienne, alliant tradition et modernité.
Rahis Bharti, directeur de l’ensemble et gitan du Rajasthan issu d’une famille de musiciens ambulants, est fasciné dès son plus jeune âge par la richesse de la tradition et le son moderne de son pays. Actif en France depuis le début des années 2000, l’artiste est entre autres fondateur du Dhoad Gypsies of Rajasthan groupe musical du Rajasthan internationalement reconnu. Il transmettra à Seissan sa passion à l’aide d’un grand ensemble unique mêlant brass band frénétique, musiciens acoustiques, chanteurs, danseuses, un fakir, un cracheur de feu et des acrobates provenant de diverses régions indiennes. Le Bollywood Masala Orchestra se présente comme une immersion dans l’Inde éternelle et captivante, un miroir de la fête contemporaine indienne qui stimule tous les sens avec ses rythmes envoûtants et ses costumes colorés au-delà des clichés.

La Caravane Passe + Guests

(France)

Elle a tellement parcouru de routes qu’il ne pouvait pas en être autrement. Dans sa tournée anniversaire de vingt ans, la Caravane Passe devait passer par Welcome in Tziganie. Ce sera chose faite le dernier soir du festival avec « Karavan Hotel » son hôtel ambulant, album anniversaire d’une carrière riche en voyages. Croisement de chanson française et de musiques tziganes et nomades de tous horizons, le quintet emmené par le polyinstrumentiste Toma Feterman s’est constitué en deux décennies une solide réputation d’écumeurs de salles et de festivals bien au-delà de l’Hexagone. Aux arènes du Soleil d’Or, le groupe débarque avec une véritable auberge espagnole. Une série d’invités viendront garnir la scène aux côtés de nos cinq nomades. Attention, voici un petit festival dans le grand pour célébrer entre amis les vingt ans d’un des groupes français les plus emblématiques des 20 dernières années.

Sabor De Gracia

(Espagne)

Tout est dans le titre de ce légendaire groupe de rumba catalane ! Sabor de Gracia a le goût du célèbre bàrri de Barcelone. Mais pas n’importe lequel, ni celui des boutiques cossues de la rue Gran de Gracia ni celui des cafés branchés peuplés de nomades digitaux : celui de l’ambiance bohème et familiale qui persiste au cœur de ce quartier historique pour les gitans de Catalogne. Depuis 1997 et son premier album, Tots el colors, le groupe emmené par le chanteur, guitariste et réalisateur de cinéma Sicus Carbonell, perpétue la tradition de la rumba catalane en y ajoutant ses propres ingrédients. C’est notamment grâce à eux que la salsa et d’autres rythmes latino-américains se sont créés une place dans la rumba et à travers elle, dans les communautés gitanes catalanophones et hispanophones d’Espagne et de France. Préparez-vous à taper des « palmas » ! Sabor de Gracia vous embarque dans un doux pèlerinage au bord de la Méditerranée.